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Le 20 juillet 2026, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright, a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur la gestion de plusieurs fonds publics. Les investigations portent notamment sur un projet d’approvisionnement en eau exécuté par le Service national d’aménagement des points d’eau (SNAPE), ainsi que sur les fonds d’urgence alloués à la Guinée par le Fonds central de réponse d’urgence (CERF) des Nations Unies après les inondations de 2024.
Selon le réquisitoire adressé au directeur central de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), au directeur central de la police judiciaire et au secrétaire général à la Présidence chargé des services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé, le parquet spécial indique avoir été saisi d’une dénonciation faisant état de graves irrégularités.
Le document évoque des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux, de corruption d’agents publics, de faux et usage de faux en écritures publiques et privées, ainsi que de complicité dans la gestion du projet d’amélioration des services d’eau dans les quatre régions naturelles de la Guinée.
Le parquet précise que ces faits concernent des financements estimés à 22 105 990 euros et 45 millions de dollars américains, destinés au projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieu rural dans les régions de la Moyenne et de la Haute Guinée, exécuté par le SNAPE.
Il s’intéresse également à la gestion des 2,5 millions de dollars octroyés à la Guinée par le Fonds central de réponse d’urgence (CERF) des Nations Unies à la suite des inondations de 2024. Ces ressources devaient financer des interventions dans les domaines de la santé, de l’assistance alimentaire, de l’eau, de l’hygiène, de l’assainissement et de l’éducation dans les régions de Kankan et de Nzérékoré.
Le procureur spécial rappelle que ‘’le Fonds central de réponse d’urgence (CERF) des Nations Unies avait alloué à la Guinée, en décembre 2024, un financement de 2,5 millions de dollars pour venir en aide aux communautés les plus touchées par les inondations. Ce financement devait répondre aux besoins critiques en santé, sécurité alimentaire, eau, hygiène, assainissement et éducation dans les régions de Kankan et de Nzérékoré, à travers l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), en collaboration avec les agences du système des Nations Unies, les structures de l’État, la société civile et les partenaires humanitaires’’.
Il cite trois principaux projets financés à hauteur de 474 791 dollars pour les interventions sanitaires mises en œuvre par l’OMS, 1 325 000 dollars pour l’assistance alimentaire assurée par le Programme alimentaire mondial (PAM) et 700 015 dollars destinés aux actions d’eau, d’hygiène, d’assainissement et d’éducation conduites par l’UNICEF.
‘’Cette enquête préliminaire sera axée sur la gestion des fonds précités au niveau du Service national d’aménagement des points d’eau (SNAPE) et de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH). Cette enquête se déroulera sous la direction de Messieurs Ousmane Sano, Biwon Millimono et Pierre Segbé Kamano, substituts du procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières’’, précise Alphonse Charles Wright.
La mission d’enquête sera menée par une formation mixte d’officiers de police judiciaire, coordonnée par l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), avec pour instruction de respecter le caractère secret de l’enquête.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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