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Kouroussa a vécu, ce lundi 1er juin 2026, l’apothéose de la sixième édition du Festival Doundoumba, un événement culturel devenu au fil des années un rendez-vous incontournable de la fête de Tabaski dans la région de la Haute-Guinée. Organisée par la Fédération des Associations pour le Développement de Kouroussa (FADEK), cette manifestation a rassemblé durant plusieurs jours autorités, artistes, sages, jeunes et ressortissants autour de la valorisation du riche patrimoine culturel du Hamana.
La cérémonie de clôture, tenue à la Maison des jeunes de Kouroussa, a été marquée par des prestations artistiques, des démonstrations de danse traditionnelle et une forte mobilisation populaire. Point culminant des festivités, la danse Doundoumba, communément appelée la danse des hommes forts, a une nouvelle fois captivé le public par son énergie, sa puissance et sa portée symbolique.
Ancrée dans l’histoire du peuple mandingue, cette danse traditionnelle constitue un véritable héritage culturel transmis de génération en génération. Au-delà de son aspect spectaculaire, le Doundoumba symbolise le courage, la force physique, l’honneur et la cohésion sociale. À Kouroussa, considéré comme l’un des bastions de cette tradition, sa pratique demeure un élément essentiel de l’identité culturelle locale.
Représentant le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le directeur national de la Culture et du Patrimoine historique, Abdoul Karim Condé, a salué l’initiative de la FADEK et l’engagement de la communauté dans la préservation des valeurs culturelles.
« Nos impressions sont très bonnes et, à ce titre, nous félicitons la FADEK ainsi que toute la communauté de Kouroussa, au nom des autorités du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. Nous sommes très heureux et, au nom du ministre Moussa Moïse Sylla, j’adresse nos félicitations et nos sincères remerciements aux autorités de Kouroussa, à la FADEK et à l’ensemble des artistes qui ont pris part à cette cérémonie. »
Il a également souligné le rôle stratégique de la culture dans le développement socio-économique du pays, notamment à travers le tourisme et l’artisanat, qui constituent d’importants leviers de création d’emplois et de promotion des territoires.
« La preuve en est que Kouroussa bénéficie de la construction d’un centre de rythme et de danse traditionnels. Cela démontre que le gouvernement entend appuyer la culture pour le bien-être de nos populations. Nous invitons la communauté à préserver nos traditions, car aujourd’hui la culture est devenue un véritable vecteur de croissance », a-t-il ajouté.
De son côté, le président de la FADEK, Mamady Dioumessy, s’est réjoui du succès de cette sixième édition, qui a réuni plusieurs troupes culturelles venues de différentes localités pour célébrer l’identité et les valeurs du Hamana.
« Au terme de cette vibrante semaine de festivités, le moment est venu de clôturer la 6ᵉ édition du Festival Doundoumba. Je tiens à adresser mes remerciements à chacun de vous : aux dignitaires qui nous ont honorés de leur présence, aux artistes qui ont fait vibrer l’esplanade de la maison des jeunes et aux équipes de la FADEK. L’objectif est de faire vivre cet héritage et de saisir l’opportunité de transmettre cette culture à nos enfants, de génération en génération. »
Pour les organisateurs, ce festival constitue également un cadre privilégié de rassemblement des filles et fils de Kouroussa, favorisant l’unité, le dialogue et la promotion des traditions locales.
« L’objectif est d’abord de réunir tous les fils et toutes les filles de cette communauté, de parler d’une seule voix, puis de valoriser notre culture. Je peux vous dire officiellement que nous avons accueilli huit troupes venues de différentes communautés », a-t-il affirmé.
Alors que s’achève cette semaine de célébration culturelle, les organisateurs affichent déjà leur détermination à poursuivre les actions en faveur du développement et du rayonnement culturel du Hamana.
« Elle continuera dans nos foyers et dans nos actions quotidiennes pour le développement du Hamana », a conclu Mamady Dioumessy.
Youl Keita
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