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À l’occasion du lancement officiel de la première vague du volet culture du programme Simandou 2040, ce vendredi 12 juin 2026, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a dévoilé une stratégie ambitieuse de transformation nationale. En présence du ministre secrétaire général de la Présidence, du directeur de cabinet de la Présidence et de plusieurs membres du gouvernement, Moussa Moïse Sylla a défendu une vision dans laquelle la culture, le tourisme et l’artisanat sortent de l’improvisation pour devenir de véritables leviers de croissance économique.
Pour le ministre, la Guinée tourne définitivement la page d’une gestion sectorielle à courte vue. L’intégration de son département dans le programme présidentiel Simandou 2040 marque, selon lui, l’avènement d’une nouvelle ère fondée sur la rigueur, la planification stratégique et l’évaluation des résultats. ‘’Grâce à la vision du chef de l’État, chaque ministère dispose désormais d’une feuille de route claire, de projets définis, budgétisés et planifiés, des projets à fort impact au bénéfice direct des citoyens guinéens’’, a-t-il précisé.
Insistant sur ce changement de méthode administrative, Moussa Moïse Sylla a affirmé avec fermeté qu’’’il n’est plus question d’intentions vagues, de promesses en l’air ou d’improvisation. Le chef de l’État substitue l’exigence des résultats à l’aléatoire, la rigueur de la planification stratégique. C’est cela, la révolution silencieuse mais profonde qu’il construit pour notre nation’’.
Avec une ambition historique, le programme Simandou 2040 prévoit plus de 200 milliards de dollars d’investissements sur 15 ans, une initiative présentée comme une audace sans précédent dans la sous-région. Pour cette première vague, le secteur de la culture, du tourisme et de l’artisanat bénéficie d’un portefeuille de près de 2 970 milliards de francs guinéens, répartis entre dix projets dédiés à la culture, dix autres consacrés au tourisme et un programme phare pour l’artisanat.
Des réformes structurelles pour bâtir une ‘’économie de destination’’
Pour garantir un impact durable de ces investissements, le ministère entend engager une transformation profonde du modèle économique en valorisant de manière durable le patrimoine culturel et touristique du pays. ‘’Face à la monodépendance extractive, les mines s’épuisent. Les cultures, elles, sont éternelles. La Guinée ambitionne de devenir à la fois une économie de ressources mais également une économie de destination’’, a martelé le ministre.
Dans cette dynamique, l’exécution des projets sera accompagnée de réformes de fond. Moussa Moïse Sylla évoque notamment ‘’l’instauration d’un cadre juridique et fiscal réellement adapté au tourisme […], l’autorisation préalable d’investissement et la mise en place d’une classification officielle de nos établissements hôteliers’’.
Le ministre s’est également montré ferme sur le respect des nouvelles normes hôtelières, soulignant qu’aucun établissement ne pourra ‘’s’octroyer des étoiles qui ne répondent pas à son standing’’.
Avec plus de 400 sites touristiques recensés et une contribution actuelle du secteur de moins de 1 % au produit intérieur brut (PIB), la Guinée affiche désormais l’objectif d’accueillir 300 000 touristes par an à l’horizon 2030, contre 200 000 visiteurs en 2022.
Concernant l’artisanat, l’ambition affichée est de ‘’passer de l’artisanat de subsistance à une filière créative et exportatrice’’, grâce notamment à la création de centres d’incubation, à une plateforme de commercialisation et à la certification « Made in Guinea ».
S’adressant directement aux partenaires financiers et aux acteurs du secteur privé, le ministre a assuré que l’État mettra en place un environnement d’affaires plus favorable, appuyé par la Delivery Unit et la Guinée Development Board. ‘’Nous lèverons ensemble chaque obstacle réglementaire et faciliterons chaque procédure, du premier contact jusqu’à la pleine concrétisation de votre investissement’’, a-t-il assuré.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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