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Cette baisse s’accompagne également d’une diminution significative des pertes en vies humaines sur les routes migratoires. Les chiffres communiqués font état de 3 090 décès enregistrés en 2025, contre 10 457 l’année précédente, traduisant une évolution importante de la situation.
S’exprimant lors d’un atelier national consacré à l’élaboration de messages stratégiques sur la migration irrégulière, le secrétaire permanent du CILMI, Modou Diagne, a attribué ces résultats au renforcement des dispositifs de contrôle aux frontières et à l’intensification des opérations de surveillance maritime.
Les autorités indiquent que le mécanisme opérationnel associant la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Marine nationale a permis l’interpellation de 6 662 migrants en 2025, dont 3 983 étrangers, soit près de 60 % des personnes arrêtées. Par ailleurs, 309 convoyeurs présumés ont été déférés devant la justice et 63 embarcations utilisées dans les réseaux de migration irrégulière ont été arraisonnées.
Malgré ces résultats jugés encourageants, les autorités et acteurs impliqués dans la lutte contre la migration irrégulière estiment que le phénomène reste préoccupant, en raison de la persistance des tentatives de départ.
Les participants à l’atelier, placé sous le thème « Jeunesse, opportunités et migration : quels messages pour un avenir au Sénégal ? », ont insisté sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation et de promouvoir davantage les opportunités économiques locales.
La représentante de la délégation de l’Union européenne au Sénégal, Nathalie Brayard Vom Stein, a souligné l’importance d’une nouvelle approche axée sur les réussites locales et les perspectives d’avenir des jeunes. Elle a rappelé que la jeunesse devait être considérée comme une force à accompagner plutôt qu’un défi à gérer.
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