Listen to the article
En présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional de validation du Plan de convergence forestière révisé (2025-2035), réunissant 70 participants venus des pays de la CEDEAO, du 8 au 10 juin, le Premier ministre Bah Oury insisté sur la protection des espèces végétales et animales, ainsi que sur la sauvegarde des grands massifs forestiers de la région.
Dans son discours, le chef du gouvernement a insisté sur l’urgence de protéger les espèces végétales et animales ainsi que les grands massifs forestiers de la sous-région, notamment le Massif du Fouta Djallon, considéré comme un véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest.
Selon Bah Oury, la préservation de cet écosystème constitue un enjeu à la fois environnemental, économique et stratégique pour des millions de personnes vivant dans la région. ‘’Le Plan révisé de Convergence Forestière 2025-2035 doit devenir un cadre de référence permettant d’harmoniser les politiques forestières, d’accélérer la transition écologique et de mobiliser davantage de financements climatiques’’, a-t-il souligné.
Évoquant les effets du changement climatique et les pressions croissantes exercées sur les ressources naturelles, le locataire du palais de la Colombe a dressé un constat préoccupant de la situation environnementale dans la sous-région. ‘’Nous sommes tous dans une région aujourd’hui fortement marquée par la question du changement climatique et celle de l’eau. D’où la nécessité d’agir pour restaurer une nature fortement dégradée au cours des dernières décennies, soit sous l’effet du changement climatique, qui est aussi, dans une certaine mesure, une responsabilité humaine, soit à cause de nos propres pratiques culturales’’, a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a notamment pointé du doigt la croissance démographique, l’expansion des activités agricoles et pastorales ainsi que la pression accrue sur les terres cultivables. ‘’Les populations augmentent, elles ont besoin de terres pour l’agriculture. Le pastoralisme ne peut plus se développer comme par le passé. Les terres fertiles et l’eau deviennent des denrées très rares, les forêts disparaissent et les animaux sont à la recherche d’un habitat et d’un environnement propices à leur développement’’, a-t-il averti.
Poursuivant son intervention, Bah Oury a dénoncé l’action destructrice de l’homme sur les écosystèmes naturels, estimant que cette situation favorise une proximité de plus en plus dangereuse entre les populations humaines et la faune sauvage. ‘’De plus en plus, l’homme dévaste tout. Il va de soi que les animaux vont se rapprocher des habitations humaines. Cette proximité constitue un danger pour l’espèce humaine. Les animaux doivent également disposer de leur propre environnement et de leur habitat’’, a-t-il déploré.
Pour le numéro 1 du gouvernement, la protection de la biodiversité doit désormais être intégrée dans toutes les politiques de développement afin de garantir un équilibre durable entre les activités humaines et la préservation de la nature. ‘’Nous sommes des êtres pensants. Nous devons penser pour nous-mêmes, mais également pour le reste de la biodiversité. La question de la biodiversité est une question qui nous concerne tous’’, a fait remarquer M. Bah.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 98 97 11 / boussouriou.bah@visionguinee.info
Lire l’article complet ici












