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Tout en réaffirmant la volonté des autorités de protéger l’environnement et de mettre fin aux pratiques minières illégales, le porte-parole du gouvernement assure que les mesures prises à Siguiri ne visent pas l’exploitation artisanale traditionnelle de l’or. Ousmane Gaoual Diallo précise également que les sanctions prises contre certains agents de l’environnement, le préfet de Siguiri et d’autres responsables découlent de manquements constatés dans l’application des directives gouvernementales.
‘’Les mesures prises à ce stade sont des mesures conservatoires. Elles sont destinées à garantir d’abord le fonctionnement de l’administration et à permettre la poursuite des investigations plus approfondies. Ces enquêtes se poursuivent pour établir avec précision les responsabilités individuelles et institutionnelles, constater les manquements et permettre d’en tirer les conclusions nécessaires’’, explique le porte-parole du gouvernement.
Selon lui, l’exploitation de l’or, comme l’exploitation des ressources naturelles de manière générale, est encadrée par des lois auxquelles tous les acteurs doivent se conformer. ‘’Ces mesures visent également les exploitations anarchiques et illégales qui sont opérées dans ce territoire’’, souligne Oumane Gaoual Diallo.
Toutefois, il assure que le gouvernement n’entend pas mettre fin aux activités des artisans miniers. ‘’Contrairement à ce qui se dit, le gouvernement ne vise pas à interdire l’exploitation traditionnelle où les artisans travaillent. Le gouvernement reconnaît l’importance économique et sociale de l’exploitation traditionnelle et artisanale de l’or, mais l’objectif est de mettre fin aux pratiques illégales qui dénaturent cette activité et causent des dommages considérables à l’environnement et aux communautés locales’’, affirme le ministre des transports.
Revenant sur les sanctions prononcées, le ministre explique que les différentes inspections menées par les services de l’administration du territoire, des mines et de l’environnement ont révélé de graves défaillances dans l’application des instructions gouvernementales. ‘’Le communiqué du 13 mars 2026 était clair. Son exécution relevait de la responsabilité des services compétents de l’administration du territoire, des mines, de l’environnement, ainsi que des éléments des forces de défense et de sécurité. Lorsque les décisions de l’État ne sont pas appliquées et que des manquements sont constatés, le gouvernement en tire les conséquences. Les révocations constituent des mesures de responsabilité administrative fondées sur les conclusions préliminaires des inspections réalisées sur le terrain’’, explique M. Diallo sur la Télévision nationale.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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