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En présidant, ce mercredi, l’ouverture de l’Atelier technique régional consacré au renforcement de l’approche ‘Une seule santé’ (One Health) en Afrique de l’Ouest et du Centre, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur l’impératif d’une coopération transfrontalière renforcée pour faire face aux menaces sanitaires.
Du 17 au 19 juin 2026, cette rencontre qui vise à renforcer la sécurité sanitaire régionale au sein de la CEDEAO et de la CEMAC entend consolider la collaboration entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale afin de mieux prévenir, détecter et répondre aux crises sanitaires.
Dans son intervention, le chef du gouvernement guinéen est revenu sur l’importance des mécanismes d’alerte précoce mis en place au niveau régional. Il a notamment cité l’exemple de la gestion d’un cas de Mpox détecté en Guinée. ‘’Au niveau de la CEDEAO, nous avons des centres d’alerte précoce qui existent. Lorsque nous avons découvert qu’une personne était atteinte de la maladie Mpox, immédiatement, le centre d’alerte précoce de Conakry a informé ceux de Freetown et du Liberia afin qu’une coopération rapide soit engagée pour juguler la transmission de la maladie’’, a expliqué Bah Oury.
Selon lui, cette coordination a permis d’identifier rapidement le cas concerné et de mobiliser les autorités traditionnelles, dont l’influence au sein des communautés a été déterminante pour sensibiliser les populations.
Le Premier ministre estime ainsi que la coopération sanitaire doit être à la fois verticale et horizontale, impliquant les acteurs étatiques, les communautés locales et les organisations supranationales afin de permettre une réponse rapide et efficace en cas de menace. Avant de dire que cette dynamique régionale est le fruit des enseignements tirés de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, qui a favorisé le développement de nouvelles relations de travail et de coopération entre les pays de la région.
Il a plaidé pour un renforcement des mécanismes de coordination entre la CEDEAO et la CEMAC, notamment à travers la mise en place de dispositifs similaires d’alerte précoce dans l’espace communautaire où ils n’existent pas encore. Il estime également que le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) pourrait jouer un rôle majeur dans cette synergie continentale. ‘’Chaque épreuve doit être une source d’enseignement pour en tirer les leçons et avancer. La maladie se contrefiche d’une souveraineté territoriale. D’où la nécessité absolue de comprendre que la question sanitaire est devenue transnationale. Cela ne peut plus être simplement une question nationale’’, a martelé le locataire du palais de la Colombe.
À l’issue des travaux, Bah Oury a appelé les participants à formuler des feuilles de route ‘’claires, pragmatiques et adaptées à nos réalités’’ tout en assurant le soutien du gouvernement guinéen .
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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