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Le Premier ministre Bah Oury a présidé, à Conakry, l’ouverture de l’Atelier régional de validation du Plan de convergence forestière révisé (2025-2035), qui réunit du 8 au 10 juin quelque 70 participants venus des pays membres de la CEDEAO. Cette rencontre vise à doter l’espace communautaire d’un cadre stratégique renforcé pour la gestion durable des ressources forestières, la préservation de la biodiversité et la lutte contre les effets du changement climatique.
Dans son allocution, le commissaire de la CEDEAO chargé des Affaires économiques et de l’Agriculture, Dr Kalilou Sylla, a souligné l’importance de ce document stratégique appelé à orienter les politiques forestières de la région au cours de la prochaine décennie.
Selon lui, le Plan de convergence forestière révisé repose sur onze axes prioritaires et traduit une vision plus intégrée du rôle des forêts dans le développement des États membres. ‘’Les forêts ne constituent pas uniquement un enjeu environnemental. Elles représentent également un levier essentiel du développement économique, de la cohésion sociale, de la sécurité alimentaire, de la résilience climatique et de la stabilité territoriale. Notre objectif commun est de parvenir à la validation d’un Plan de convergence forestière révisé qui reflète les priorités de tous les États membres, qui soit techniquement solide, financièrement réaliste et suffisamment ambitieux pour répondre aux défis de la prochaine décennie’’, a indique Dr Sylla.
Pour sa part, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur la nécessité de faire de la préservation de la biodiversité une préoccupation collective dépassant le cercle des spécialistes. ‘’La question de la biodiversité n’est pas simplement une question pour les experts. C’est une question qui nous concerne tous’’, a-t-il affirmé.
Le chef du gouvernement a ensuite mis l’accent sur la protection du massif du Fouta Djallon, considéré comme l’un des principaux réservoirs hydriques de l’Afrique de l’Ouest. Il a rappelé que la Guinée a engagé plusieurs initiatives destinées à renforcer la préservation de cet écosystème stratégique. ‘’Nous sommes dans une dynamique de renforcement des actions pour la préservation du massif du Fouta Djallon. Ce massif est un patrimoine non seulement pour la Guinée, mais également pour toute l’Afrique de l’Ouest’’, a-t-il souligné.
Le locataire du palais de la Colombe a rappelé que la majorité des grands fleuves ouest-africains prennent leur source dans cette région montagneuse, faisant de sa préservation un enjeu régional majeur. ‘’L’essentiel des fleuves ouest-africains prennent leur source dans cette région. La dégradation de ce massif constitue donc un risque pour des centaines de millions d’habitants’’, a-t-il averti.
Face à cette menace, le Premier ministre a appelé à une mobilisation collective des pays de la sous-région afin que la sauvegarde du Fouta Djallon ne soit plus considérée comme une responsabilité exclusivement guinéenne. ‘’Nous avons besoin du concours de tous pour que la question du massif du Fouta Djallon soit une question régionale et non une question qui concerne la Guinée à elle seule’’, a plaidé le numéro 1 du gouvernement guinéen.
Évoquant les solutions envisagées pour mieux valoriser et protéger les ressources en eau, il a mis en avant plusieurs projets hydroélectriques et agricoles structurants actuellement en développement. ‘’Nous sommes en train de voir comment réguler le flux des eaux à travers la construction de certains barrages pour le développement de l’irrigation, mais également pour contribuer à la restauration de l’environnement. Les barrages de Koukoutamba et de Fomi contribueront aux besoins énergétiques, mais également à l’irrigation. Ils permettront aux hommes et aux femmes de s’installer, de travailler et de prospérer dans ces zones’’, a-t-il indiqué.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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