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La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a confirmé, ce jeudi 30 juillet 2026, la relaxe de l’entrepreneur Ali JICHI, poursuivi pour le détournement présumé de près de 26 milliards de francs guinéens au préjudice de la société Electromatic Guinée.
Depuis 2023, Ali JICHI était poursuivi pour des faits présumés d’« abus de confiance, abus de biens sociaux, vol et détournement », à la suite d’une plainte déposée par son ancien employeur, la société Electromatic Guinée, représentée par Mohamed Fawaz.
Tout au long de la procédure, le prévenu a constamment rejeté ces accusations, soutenant que les fonds concernés n’appartenaient pas à Electromatic Guinée, mais provenaient de son environnement familial et entrepreneurial.
À l’audience de ce jeudi, la Chambre des appels, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a confirmé la décision rendue le 21 octobre 2024 par la Chambre de jugement de la CRIEF, qui avait estimé que les faits reprochés à l’entrepreneur n’étaient pas établis. La Cour a ainsi déclaré Ali JICHI non coupable des faits d’« abus de confiance, abus de biens sociaux, vol et détournement » portant sur un montant de près de 26 milliards de francs guinéens, avant de le renvoyer des fins de la poursuite, les faits n’étant pas constitués.
Au sortir de l’audience, Ali JICHI s’est réjoui de cette décision : « Pendant plus de trois années, mon nom, mon honneur, ma famille, mes entreprises, mes collaborateurs et mes partenaires ont été exposés à des accusations d’une extrême gravité. J’ai été publiquement accusé d’avoir détourné 26 milliards de francs guinéens appartenant à Electromatic Guinée. Après plusieurs années de procédure, aucune preuve suffisante permettant d’établir cette accusation n’a été retenue par les juridictions. » Et d’ajouter : « Mon accusateur a lui-même reconnu devant la Cour que cet argent n’appartenait pas à Electromatic Guinée. La CRIEF m’a donné raison en première instance. La Chambre des appels vient aujourd’hui de confirmer cette décision. Deux juridictions ont reconnu que les faits qui m’étaient reprochés n’étaient pas établis. Je ne recherche ni la revanche ni la polémique. Je demande simplement que ces décisions soient relayées avec la même visibilité que les accusations qui ont porté atteinte à mon image en 2023. »
Enfin, l’entrepreneur a remercié la justice guinéenne pour son travail : « Malgré la durée de la procédure et les conséquences personnelles et professionnelles de cette affaire, j’ai toujours gardé confiance dans les institutions judiciaires de mon pays. »
Elisa CAMARA
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