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Lors du 69ᵉ Sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, en Sierra Leone, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a défendu la place des militaires dans la construction et la gestion des affaires publiques en Afrique de l’Ouest.
Dans son intervention, le président Doumbouya a soutenu que plusieurs des pères fondateurs de l’organisation régionale étaient issus de l’armée.
‘’Le 28 mai 1975 à Lagos, il y avait 15 pères fondateurs qui ont créé notre communauté qui, depuis plus d’un demi-siècle, nous réunit. 15 pères fondateurs parmi lesquels 10 militaires et 5 civils. Donc, l’écrasante majorité des fondateurs étaient issus de l’armée’’, a déclaré Mamadi Doumbouya.
Il affirme que l’engagement de ces dirigeants militaires en faveur de la paix et de l’unité régionale demeure un héritage à préserver. ‘’Leur attachement à la paix et à l’unité n’a jamais été démenti. Les militaires sont une partie de nous’’, a-t-il précisé.
Il assure qu’il ont ‘’consenti le sacrifice de leur vie pour préserver notre paix commune. Leur uniforme ne saurait donc constituer leur exclusion de la vie et de la gestion de notre communauté. Ils ne sont ni plus ni moins que les enfants du peuple. Et notre Afrique, dans cette conception, ne constitue pas une exception’’.
Le chef de l’Etat a rassuré que ‘’la Guinée, fidèle à son histoire et à sa vocation panafricaine, se tient prête à œuvrer aux côtés de chacun de ses pairs à la construction de cette communauté de prospérité partagée que nos devanciers ont rêvée pour nous’’.
Il dit à qui veut l’entendre que les sanctions et les divisions ne constituent pas la voie pour préserver l’idéal porté par les fondateurs de la CEDEAO. ‘’Ce n’est pas en nous divisant par la sanction que nous honorerons leur mémoire. C’est en bâtissant ensemble, par le travail, la solidarité et la justice, l’Afrique de l’Ouest souveraine et prospère à laquelle nos peuples ont droit’’, a-t-il plaidé.
‘’Avons-nous d’ailleurs vraiment le pouvoir de les diviser ? Je ne pense pas. Eux qui, au fil des siècles, malgré les frontières artificielles, sont restés unis à travers leur essence, leur rythme, leur mouvement et leur commerce’’, a conclu Mamadi Doumbouya.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.info
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