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Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), plus d’une vingtaine de journalistes venus d’Afrique et d’Amérique latine ont vécu, les 16 et 17 juin, une immersion au cœur de deux expressions majeures du patrimoine culturel chinois : l’art ancestral du découpage de papier et la richesse spectaculaire de l’Opéra de Pékin.
Au-delà d’une simple découverte, ces activités ont offert une véritable expérience sensible et humaine, permettant aux participants de toucher du doigt l’âme artistique d’une civilisation de plusieurs millénaires. Entre concentration, émerveillement et échanges, les journalistes ont exprimé un réel enthousiasme face à la profondeur symbolique et à la finesse de ces traditions.
Le découpage de papier : un héritage vivant et symbolique
Pratiqué en Chine depuis près de 3 000 ans, le découpage de papier s’impose comme l’un des trésors les plus emblématiques de la culture populaire chinoise. Cet art, autrefois transmis de génération en génération dans les zones rurales, notamment par les femmes et les jeunes filles, reflétait autant un savoir-faire manuel qu’un code social lié aux valeurs familiales et au mariage.
Aujourd’hui encore, cet art conserve une forte charge symbolique. Les motifs réalisés — personnages, fleurs, oiseaux, poissons, animaux de bon augure ou figures mythologiques — traduisent un imaginaire riche, profondément ancré dans les croyances et les traditions chinoises.
Pour les journalistes participants, la pratique a constitué un moment de découverte interactive. Beaucoup ont salué la précision du geste, la patience requise et la dimension artistique de cette activité. Plusieurs ont confié avoir découvert un art « simple en apparence, mais d’une grande profondeur culturelle ».
L’Opéra de Pékin : un spectacle total entre tradition et émotion
L’autre temps fort de cette immersion culturelle a été la découverte de l’Opéra de Pékin, considéré comme la quintessence de la culture artistique chinoise.
Avec environ 360 formes d’opéra existant en Chine, le Jingju occupe une place centrale dans le paysage culturel national. Son évolution, étroitement liée à l’histoire impériale, des dynasties Tang et Qing jusqu’à l’époque moderne, témoigne de la continuité et de la vitalité de cet art.
Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2010, l’Opéra de Pékin fascine par son esthétique codifiée, ses costumes raffinés et son système de rôles distincts : Sheng (hommes), Dan (femmes), Jing (visages peints) et Chou (clowns).
Les journalistes ont manifesté un intérêt particulier pour la dimension expressive du maquillage, la puissance du jeu scénique et la précision gestuelle des artistes. Pour plusieurs d’entre eux, il s’agissait d’une « véritable leçon d’histoire vivante », où chaque mouvement raconte une partie de la mémoire culturelle chinoise.
Une expérience participative et immersive
À l’issue de ces rencontres culturelles, les journalistes ne se sont pas limités à l’observation. Ils ont eux-mêmes été invités à participer activement aux ateliers. Ils ont ainsi expérimenté l’art du découpage de papier en réalisant leurs propres motifs, et se sont également initiés à la peinture des visages inspirés de personnages emblématiques de l’Opéra de Pékin.
Ce moment pratique a été particulièrement apprécié, transformant la découverte en un véritable apprentissage interactif. Entre concentration, curiosité et amusement, les participants ont pu mesurer la technicité et la richesse symbolique de ces arts traditionnels.
Une diplomatie culturelle fondée sur le partage et la découverte
Au-delà de l’aspect artistique, ces activités s’inscrivent dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine culturel chinois et de renforcement des échanges internationaux à travers la culture.
Pour la Chine, ces expériences constituent un moyen privilégié de transmettre ses traditions, de renforcer la compréhension interculturelle et de promouvoir une image vivante de son identité culturelle.
Du côté des journalistes, l’expérience a été unanimement saluée. Tous ont souligné l’hospitalité, la richesse des contenus proposés et la capacité de ces activités à créer des ponts entre les cultures.
Cette immersion a ainsi démontré que la culture demeure l’un des vecteurs les plus efficaces du dialogue entre les peuples. À travers le découpage de papier et l’Opéra de Pékin, les participants ont découvert bien plus que des pratiques artistiques : une histoire, une philosophie et une manière singulière de transmettre la mémoire collective d’une nation.
De Beijing, Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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