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En présidant l’ouverture de la 39ᵉ Conférence annuelle du Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), qui réunit à Conakry des représentants de 30 pays francophones répartis sur quatre continents, le Premier ministre Bah Oury est revenu sur les stratégies susceptibles de renforcer la résilience financière des États.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur le lien étroit entre stabilité nationale et satisfaction des besoins des citoyens. ‘’La stabilité d’un pays dépend de sa capacité à satisfaire les besoins de sa population. D’où la réflexion qui doit nous amener à nous dire pourquoi se fait-il que dans le système d’État moderne, il y a une certaine incivilité fiscale’’, a déclaré le Premier ministre.
Poursuivant son analyse, Bah Oury a toutefois relativisé cette notion d’incivilité fiscale, en mettant en avant les nombreuses contributions volontaires des populations au développement de leurs communautés. ‘’Cette incivilité, elle est relative puisque les populations lèvent des impôts, ou contribuent à travers les associations de ressortissants à la construction des écoles, à la réfection des routes, à beaucoup d’activités communautaires. Les populations se donnent pour le satisfaire. Mais pourquoi ils n’ont pas intégré le fait qu’en payant des impôts, cela pourrait se faire avec beaucoup plus d’efficacité, avec une meilleure organisation ?’’, s’est-il interrogé.
Selon le Premier ministre, cette question renvoie à la relation qu’entretiennent les citoyens avec l’État et à la perception qu’ils en ont. ‘’C’est un point qui est extrêmement important. Est-ce que la population voit l’État en dehors d’elle ? D’où notre besoin de savoir qu’il faut que l’État intègre les mentalités des populations pour que les populations se retrouvent à travers les actes de l’État’’, a souligné le locataire du palais de la Colombe.
À travers cette réflexion, le numéro 1 du gouvernement a plaidé pour un renforcement du lien de confiance entre l’État et les citoyens, estimant que l’adhésion à l’impôt passe également par une meilleure identification des populations à l’action publique et aux services rendus par l’administration.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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